mardi 24 janvier 2012

DÉMARCHE: Le compost intérieur avec des vers rouges (problématique)


Aujourd'hui, appropriation d'un compost démarré par un professeur de l'UQAR en sciences.

Le compost a été prêté dans le but d'expérimenter et de découvrir la vie dans un compost aux vers rouges!



Le compost a été prêté dans les conditions suivantes:


-double bac afin de favoriser l'écoulement des liquides dans le bac inférieur;
-bacs de 26'x19' de type rubermaid bleus (poids: 2,5 kg chacun);
-couvercle percé de trous de 1/8' pour laisser de l'air aux vers rouges (poids: 800g);
- masse de départ : 6,3 kg;
- âge: environ 1 an;
- vers rouges achetés sur une ferme d'élevage au Québec;
-liquide dans le bac du dessous: 860 g;
-bandes de carton ondulé comme couvert;
-volume : env. 8,4 L

-ASPECT: vers grouillants autour des fruits/légumes en décomposition. PLUTÔT HUMIDE. Pas d'odeur/faible odeur normale de décomposition.

Appropriation du compost, histoire d'expérimenter un peu ...

-liquide mis de côté dans un bocal pour autre expérimentation (À SUIVRE!);
-ajout de 2080 g/3,25 L de compost (salade et coriandre défraîchies, pelures d'oignons, de patates, de carottes, etc.);
-ajout de 400 g (5 L) de terreau à semences très sec;
- ajout d'un couvert de bandelettes de papier non-blanchi vierge (environ 8-10 feuilles 11x17).


Commentaire:

Les restes mis au compost n'ont pas été préalablement mis en morceaux.
Le compost paraissant très humide, j'ai décidé de faire l'ajout de terreau. J'espère ainsi aider à maintenir un certain équilibre: la quantité de restes que j'ai ajouté correspondait à ce que les vers reçoivent en deux semaines habituellement. Nous verrons s'ils prendront leur place dans ce nouvel équilibre ...


En dehors de l'observation au jour le jour, nous avons décidé d'explorer une série de questions (problématique):

Combien de résidus pouvons-nous composter en 2 mois et demi (masse, volume) ?

Quelle proportion du poids disparaîtra en liquides ?

Quel rapport de volume existera t-il entre le volume de départ de l'ensemble des restes vs le volume du compost final ?



Nos objectifs sont de répondre le plus précisément possible à ces questions, de procéder à des observations sur le vermicomposteur, de tester l'effet des apports différents, de mieux comprendre le processus de décomposition par les vers rouges et diffuser une information pertinente pour toute personne souhaitant s'initier au vermicompostage.



Expérimentation secondaire

Puisque nous récolterons des liquides durant ces trois mois d'expérimentation, nous avons décidé d'évaluer qualitativement grosso modo l'impact d'un arrosage exclusif à ce liquide sur une plante d'intérieur.


Deux pousses de plantes araignées (Chlorophytum comosum) ont été plantées dans un terreau identique. L'une d'entre elles sera arrosée uniquement avec le liquide de compostage et l'Autre servira de témoin et sera arrosée uniquement à l'eau. Des photos serons prises afin d'évaluer les différences et enregistrer les données qualitatives.

Précautions et conseils donnés par le professeur de sciences avant de nous confier ses précieux vers ...

- pas d'agrumes
-pas de pain / pâtes alimentaires
-pas de viandes/huiles/graisses
-coquilles d'oeuf OK
-pas de pelure de banane (attire les mouches)
-papier non-blanchi et non encré avec de la couleur
-pas de feuilles mortes
-éviter la contamination extérieure
-bien nourrir les vers régulièrement
-conserver à température ambiante
-garder à l'ombre

Nous ajouterons à cette liste d'autres conseils trouvés sur le sujet au cours de nos recherches ...


Introduction: Le compost intérieur avec des vers rouges (DÉBUT)



Dans le cadre d'un projet de sciences en fin de formation en enseignement primaire/préscolaire à l'UQAR de Lévis, mon équipière et moi avons décidé de découvrir la vie dans un bac de compost aux vers rouges. Ce type de compost étant très intéressant et applicable à l'intérieur d'une classe au primaire ou au préscolaire, nous trouvions pertinent de connaître son fonctionnement au jour le jour avant de l'introduire en classe.

Par le biais de ce blogue, vous aurez l'occasion de suivre nos observations.

Présentation des invités :

Le vermicomposteur ou lombricomposteur

Le vermicomposteur est une technologie de l'environnement à l'étude au programme de sciences et technologies. C'est un procédé naturel de transformation des éléments organiques en humus riche en nutriments qui peut être réutilisé dans la fertilisation des sols. L'acteur principal décomposeur est un ver spécial appelé ici ver rouge.

Le ver rouge ou ver du fumier (Eisenia fetida)

- Mange entre 1/2 à 1 fois son poids par jour en nourriture;
- Se nourrit de pourriture de végétation, de compost et de fumier;
- D'origine tropicale, il vit entre 15 et 25 ˚ Celcius (idéalement);
- Idéal pour le vermicompostage;
- Respire par la peau;
- A besoin d'humidité;
- Est hermaphrodite et 

Classification:


http://fr.wikipedia.org/wiki/Eisenia_fetida





La place du ver rouge dans notre chaîne alimentaire.

Le ver rouge joue un rôle de décomposeur. Par le biais du sol dans le quel il vit, il reçoit la matière provenant des plantes et des animaux qui n'est plus nécessaire à ces derniers. Il se nourrit des restes organiques en décomposition et les mange plusieurs fois en réduisant la taille des morceaux à des parcelles extrêmement petites. Ils sont donc considérés comme des acteurs de premier plan dans la fertilisation des sols. Ils opèrent également en décompactant le sol, ce qui permet à l'oxygène de pénétrer dans le sol plus facilement. Ils rendent plus rapidement assimilable la matière organique en décomposition et concentrent les minéraux en un état accessible aux plantes.
Ils sont également la source de nourriture pour plusieurs oiseaux et mammifères.

vendredi 21 novembre 2008

Mangez vert tout l'hiver sans que ça coûte cher !


Bonjour,

Voici comment ma petite famille et moi on arrive à faire pousser quelque chose pendant l'hiver et à le récolter en un peu plus d'une semaine.

Les pousses de tournesols!
Elles sont succulentes en salades, dans des sandwichs ou seules comme verdure dans votre assiette.

Vous avez besoin :
  • Un bac à semis 27 cm par 54 cm (pour 1 tasse et 1/2 de graines non germées) ou 27 cm par 27 cm (pour 3/4 de tasse de graines non germées).
  • De la terre à jardin.
  • Des graines de tournesol pour germer (dans un centre d'alimentation naturelle, demandez des graines de tournesol pour faire des pousses, c'est mieux).
  • Un pot en verre avec un carré de moustiquaire et un élastique pour faire tenir le moustiquaire en place sur l'ouverture du pot.
  • Un petit espace ensoleillé.
Vous devez :
  1. Mettre à tremper dans le pot en verre les graines de tournesol selon la taille de votre bac.
  2. Poser le moustiquaire sur l'embouchure du pot.
  3. Laisser les graines tremper pendant 1 journée et demie puis écouler l'eau.
  4. Rincer les graines et mettez le pot en angle, de façon à ce que l'air puisse circuler et que l'eau puisse s'égoutter (ne mettez pas le pot à l'envers, l'air ne circulera pas bien).                  
  5. Rincer tous les jours pendant 2-3 jours, jusqu'à l'apparition des tiges blanches.
  6. Étendre 2-3 cm de terre à jardin dans le bac à semis.
  7. Étendre sur toute la surface les graines de tournesols maintenant germées.
  8. Recouvrir d'une fine couche de terre les graines.
  9. Arroser de préférence avec un spray ou un petit arrosoir.
  10. Arroser dès que la terre semble sèche.
  11. Couper avec un ciseau les pousses dès qu'elles atteignent 8-10 cm.
  12. Idéalement coupez les pousses avant qu'elles ne développent des petits poils et une autre paire de feuilles.
  13. Déguster !

mercredi 19 novembre 2008

Une bouture de Lippia dulcis



Bonjour,
je vous fais aujourd'hui une petite démonstration de transplantation de bouture. La plante qui se prête à l'expérience est la Lippia (ou Phyla) dulcis ou Plante sucrée des Aztèques. C'est une plante médicinale expectorante très bonne pour les bronchites. Elle possède un goût particulièrement sucré, un peu comme la Stevia.

Voici les étapes que j'ai suivies jusqu'à la transplantation:

  1. On coupe en biseau (à angle) une tige en santé de la plante qu'on désire reproduire.                                               
  2. On place cette tige dans l'eau et on change cette eau régulièrement.                                                                               
  3. On attend de voir apparaître plusieurs racines et on enlève tout ce qui aura pourri dans l'eau comme les feuilles.
  4. Lorsqu'on juge qu'il y a assez de racines, on procède à la transplantation.
  5. On choisit un terreau de bonne qualité: il doit contenir à part de la terre de la tourbe de sphaigne et de la vermiculite.                                                                                                                                             
  6. On place soigneusement les racines dans le terreau, dans un petit pot (5 cm par 5 cm environ).
  7. On arrose bien le tout pour s'assurer que les racines restent humides.
  8. On transplantera alors la plante dans un plus gros pot lorsqu'on constatera qu'elle a suffisamment grandi, et que ses racines semblent vouloir se développer davantage.                                                           
Ça vous fait un beau cadeau pour un(e) ami(e) !

dimanche 16 novembre 2008

Planter un Ginkgo Biloba


Cet été, nous avons mis en terre un arbre bien noble, un Ginkgo Biloba (Ginkgoacées). C'est un arbre très spécial qui provient de l'espèce la plus ancienne sur la planète (date de l'ère paléozoique, il y a 225 millions d'années, avant les dinosaures) dont il est l'unique représentant. Il n'aurait survécu qu'en Asie après la glaciation et y était très respecté, ses vertus médicinales étant reconnues depuis 2800 av. J.C. dans le plus vieux livre de médecine chinoise connu. De nos jours, les médecins le recommande, surtout pour traiter les maux de vieillesse, car il protège le système nerveux. Et c'est pour cette raison que nous avons choisi de le planter, car nous l'avons dédié à notre fils Loukas. Nous désirions lui offrir un arbre qui allait vivre et lui offrir ses vertus médicinales lorsque Loukas lui-même sera vieux ! Il est fort probable que ses petits-enfants auront le loisir de cueillir ses feuilles et ses fruits puisque certain Ginkgo ont vécu 4000 ans !

Pour en revenir à ce jour où nous avons planté cet arbre, il est intéressant d'ajouter que nous l'avons fait en suivant une vieille tradition. Celle-ci consiste à planter un arbre pour un enfant avec le placenta de celui-ci. Nous avions conservé le placenta congelé de la naissance de Loukas en prévision de le planter avec un arbre. Il s'agit d'un rite qui vient de Polynésie française, qui, au départ, ne signifiait pas nécessairement de créer un lien entre l'arbre et l'enfant mais plutôt pour symboliser le lien de l'homme et de la terre, pour rappeler que l'enfant prend sa place sur terre. Donc nous avons ainsi joint l'utile à l'agréable et avons planté cet arbre avec tout le respect qui s'impose lorsqu'on plante un arbre qui vivra bien plus longtemps que nous.

Lorsqu'on plante un arbre, il faut considérer avant tout son emplacement du point de vue de l'irrigation. On ne veut pas noyer les racines, donc on choisira une pente si le sol semble être problématique. On peut même à la limite être très minutieux et creuser plus profond et ajouter un drain et des cailloux pour que l'eau s'écoule convenablement.

Nous avions placé le Ginkgo dans une petite pente en prenant soin de laisser des cailloux au fond. J'ai utilisé un terreau pour arbres et j'y ai ajouté un peu de poudre d'os pour favoriser l'enracinement.  Selon le conseil de la personne qui m'a vendu l'arbre, j'ai frotté des mycoryses tout autour de la terre de l'arbre une fois retiré de son pot.

Nous avons placé le placenta au fond du trou et y avons déposé l'arbre et le terreau tout autour.
Évidemment, un bon arrosage s'impose à ce moment-là, ainsi que pour les prochains jours.

Jusqu'à aujourd'hui, il va très bien. Il est emballé pour l'hiver. Si vous souhaitez voir des Ginkgo bilobas, vous n'avez qu'à aller au Grand Théâtre de Québec, et vous remarquerez ces arbres aux belles feuilles spéciales qui sont situés près des statues.

En souhaitant qu'il vive longtemps (au moins 2000 ans)!  

mercredi 12 novembre 2008

Récolter des racines


Au mois d'octobre, nous avons réalisé notre première récolte de racines.
Nous avons été dans le grand jardin de plantes médicinales d'une herboriste pour faire de l'auto-cueillette. Lorsqu'on décide de se faire une réserve de plantes médicinales pour l'hiver, il est important de se garder un moment à l'automne qui sera dédié uniquement aux racines.
La récolte des racines est longue : la récolte doit se faire minutieusement, le nettoyage et le brossage des racines prend du temps et il ne faut pas oublier qu'il faudra découper toute la récolte en petits morceaux pour la mettre au séchoir.

Nous avons donc cueilli à deux cette journée-là une quantité non-négligeable qui nous à pris près de deux jours et demi en tout. Nous avons cueilli beaucoup de racines de guimauve, de racines de grande aunée, de la racines de raifort, de bardane, de consoude, de pissenlit et de valériane.

Pour ce qui est du nettoyage, j'avais décidé de me contenter d'utiliser le jet du tuyau d'arrosage et travailler à l'extérieur afin de ne pas boucher mon drain de lavabo avec la terre.

Par la suite nous avons tout mis à sécher sur des serviettes propres devant des ventilateurs.

Ensuite ça a été le tour du découpage, qui fût long et fastidieux, si bien qu'à une heure du matin, je me suis enfin décidé à utiliser mon "Cuisinart" pour broyer en morceaux. Il fallait tout de même faire attention à ne pas trop réduire les morceaux, sans quoi on pouvait soit abîmer le robot culinaire ou soit faire sortir trop de constituants médicinaux des racines et perdre de leur efficacité.

Nous avons mis le tout à sécher sur des moustiquaires dans un placard, à l'abri de la lumière le jour et ouvert la nuit, avec un ventilateur pour accélérer le tout.

Ça aura pris environ 3 jours pour être suffisamment sec pour qu'on puisse ranger le tout dans des pots en verre secs et stériles, le tout bien identifié.

samedi 8 novembre 2008

La guimauve n'est pas blanche, cylindrique et sucrée !

Connaissez-vous la guimauve (Althaea officinalis, Malvacées) ?

Non ? Il s'agit de la guimauve officinale. Saviez-vous que le mot "officinalis" qui accompagne un nom latin de plante signifie que cette plante a été répertoriée comme étant médicinale par les premiers qui l'ont répertoriée. Elle est surtout appréciée pour ses propriétés émollientes, ce qui signifie qu'elle adoucit, relâche, apaise, protège et guérit les tissus irrités, particulièrement sur les muqueuses (interne) et la peau (externe) car elle contient des mucilages.
Elle constitue une plante vivace qui devient très haute dans le jardin, donc il faut prévoir de l'espace et une distance respectable par rapport aux autres plantes. On peut récolter sa fleur blanche et ses feuilles lors de la floraison pour faire des infusions.
Mais c'est surtout les racines de deuxième et troisième année que l'on utilise pour les traitements médicinaux.


Un des usages les plus appréciés par les mamans et les enfants est l'utilisation d'un bâton de racine de guimauve pelé pour machouiller par les enfants qui font leurs dents.



Note:
  • La guimauve contient beaucoup de sucre, sous plusieurs formes.
  • Elle peut causer un excès de mucus.
  • Ne pas utiliser si on pense avoir des troubles de la GLYCÉMIE.
  • Les mucilages qu'elle contient peuvent retarder ou empêcher l'absorption de plusieurs médicaments.
Voici une racine de guimauve cueillie cet automne.
Il m'a fallu une bonne demie-heure pour la sortir de la terre !



Ça c'est de la bonne guimauve !